La rencontre départementale Raid "Main dans la Main" s'est déroulée le mercredi 02 mai 07 à la base de Loisirs d'Etampes. 120 enfants de classes régulières et d'instituts spécialisés se sont retrouvés sur cette manifestation.
Le bilan est très positif est nous souhaitons reconduire la rencontre pour l'an prochain.
Journée du Raid « Main
dans la Main »
Un raid solidaire qui allie à la fois des dimensions
d'aventure, de rêve, de défi, d'initiative, d'exploration, à des valeurs de
coopération et d'entraide entre enfants de classes régulières et d'instituts
spécialisés.
Récit de la journée.
Il est 11h00 ce mercredi 2 mai
lorsque les premiers autocars arrivent sur la base de Loisirs d'Etampes dans
l'Essonne. Les enfants se regroupent alors par connaissance pour commencer
l'aventure par un pique nique. Nous avons beaucoup de chance, le soleil est au
rendez vous et cela nous promet une belle après midi.
Les enseignants viennent à
l'accueil pour nous informer de leurs effectifs et nous décrire leur atelier.
Nous décidons ensemble de l'emplacement qu'ils vont avoir pour proposer le jeu.
En retour nous donnons les cartes et les feuilles de route pour chaque groupe.
Rapidement les 120 enfants sont sur place. Ils nous arrivent de tout le
département, des enfants venant de communes rurales comme ceux de Leuville,
d'Egly ou de La Norville et ceux venant de grosses agglomérations comme Evry ou
Paray Vieille Poste.
Nous réunissons alors toutes les
équipes pour les explications du jeu et le départ. Après avoir donné les
différentes consignes, expliqué le déroulement du jeu et rappelé l'heure de fin
de l'activité, le moment du départ et proche.
Le compte à rebours
Tous les groupes ont un atelier imposé pour le départ.
Ainsi nous limitons l'engorgement sur les sites les plus proches. Les équipes
connaissent maintenant leur premier objectif, et nous commençons tous en cœur
le compte à rebours du départ « 5, 4, 3, 2, 1.......et c'est parti pour le
premier Raid Main dans la Main ».
Les équipes filent et nous ne les
reverrons sur le point d'accueil que plusieurs heures après. Les enfants vont
se rendre sur les différentes épreuves solidaires mais en chemin ils doivent
retrouver les balises d'orientation et poinçonner leur feuille de route. Au
final chaque poinçon leur apportera un point et les ateliers de un à trois
points. Le premier atelier que je visite est celui du mime. Je découvre que les
enfants déficients visuels s'en sortent bien et apportent les points à leurs
équipes, ils aident même les co-équipiers de classes régulières de leur groupe.
Les élèves tournent d'atelier en atelier et lorsque je les croise, ils me
donnent leur ressenti. Par exemple Maxime qui me raconte « conduire un chariot c'est pas toujours simple » il me
faut alors décoder un peu son interpellation. Le groupe vient en fait de passer
sur le défi du parcours en fauteuil roulant. Je prends le temps de faire un
tour sur ce parcours. Les enseignants sont ravis de l'atelier « les enfants n'auront plus un regard
négatif ou gêné lorsqu'ils verront une personne en fauteuil. De plus, ils se
sont rendu compte de la difficulté de certains gestes, comme ramasser un objet
au sol ou monter sur un trottoir. C'est certain, leur regard va changer »
m'explique l'enseignante du groupe qui était sur place.
D'une épreuve à
l'autre
Sur le chemin je rencontre un
groupe qui se dirige vers un autre atelier je décide de faire un morceau de
chemin avec eux. Mais il m'a alors fallu allonger l'allure, ils sont motivés et
ils vont d'une épreuve à l'autre en courrant. Dans ce groupe nous avons deux
enfants atteints de handicap mental. Pour l'une des petites filles,
l'éducatrice est stupéfaite « c'est
une enfant qui n'aime pas se fatiguer et ici elle est portée par l'enthousiasme
des autres qui sont très solidaires entre eux. Du coup elle court et c'est la
première fois que je la vois autant se dépenser ».
Après avoir fait le tour des
ateliers je retourne au point d'accueil. Là je trouve un groupe qui semble
avoir arrêté l'activité. Lorsque je vais les voir et que je leur demande la
raisons de leur abandon, la réponse et unanime « il y a quelqu'un qui ne peut plus marcher dans notre groupe
alors on s'est arrêtés car on est une équipe et on est solidaire ».
Avec ces belles paroles je me rends compte que le travail des enseignants et
celui des éducateurs est bien assimilé et les enfants ont bien compris la
notion de solidarité.
Les équipes commencent à revenir
et rendent leur feuille de route. Certains semblent vraiment fatigués mais tous
arrivent le sourire aux lèvres. Lorsque toutes les feuilles reviennent, nous
nous rassemblons à nouveau pour une remise tout à fait officielle des
récompenses. Chaque équipe est médaillée, les enfants sont ravis.
Déjà le moment du
départ
Il nous reste à leur souhaiter un
bon retour dans leurs établissements. Beaucoup d'enfants viennent nous dire au
revoir et certains nous proposent quelques belles pensées. C'est Késian, un
enfant trisomique qui vient me voir et me dit « c'est ma première médaille, notre équipe est championne »,
ou des adultes qui nous saluent et en profitent pour nous donner leurs
impressions.
La journée s'achève avec tous ces remerciements
qui nous touchent beaucoup et nous confortent dans l'objectif de continuer ce
travail avec les établissements spécialisés.
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